Un siècle de spéculation immobilière, on continue ?

Au sortir de la Première Guerre Mondiale, Sucy-en-Brie était une petite bourgade, un peu loin des préoccupations parisiennes. La commune était couverte en premier lieu de bois et forêt. On pensera naturellement à la Forêt de Notre Dame ou au Bois du Piple. Mais il y avait aussi, les parcs des nombreux châteaux : Grand Val, Chaumoncel, Berc, Petit Val, Haute-Maison, Montaleau … Une autre grande partie de la superficie était dévolue aux activités agricoles. Venaient ensuite les zones habitées, essentiellement le bourg historique et autour de la gare de chemin de fer.

La gare de chemin de fer permettait de relier Paris-Bastille par le « train des roses« . Les premiers banlieusards faisant la navette quotidienne ne se comptaient que par poignées.

Le première opération immobilière : Le Grand Val

Dans les années 20, un grand projet d’urbanisation spéculative sur 15 hectares voit le jour. Plus de 750 maisons en meulière vont pousser dans le parc du château du Grand Val. Elles vont accueillir des familles aisées à la recherche d’une plus grande surface. En sus du train, la ligne 7 du tramway permet de relier la Capitale depuis le début du siècle.

Par ailleurs, pour les populations moins fortunées, une autre opération immobilière a lieu aux Bruyères avec plus de 250 habitations.

Enfin, la Verrerie se dote d’une cité ouvrière de plus de 70 logements.

Sucy-en-Brie avant 1945; en orange les zones les plus construites sur la période

En 20 ans, Sucy-en-Brie va tripler sa population, passant ainsi de 2400 habitants à presque 7000 habitants. La volonté d’avoir une fiscalité faible ne va pas résister longtemps avec les infrastructures qu’il faut construire et l’achat du château de Montaleau avec le projet de le transformer en mairie.

L’après guerre, il faut construire, construire, construire

Après guerre, et son lot de désolation, il faut reconstruire pour redonner des logements décents à des français plus nombreux en raison du boom démographique; il faut reconstruire pour accueillir les rapatriés d’Algérie; il faut reconstruire car « quand le bâtiment va, tout va ». A posteriori, rien ne va plus!

A partir de la fin des années 50, Sucy-en-Brie se voit doter de grands ensembles avec la Cité Verte et ses 840 logements, viennent ensuite dans les années 60 la Fosse Rouge et ses 812 nouveaux logements, puis les Noyers et ses 400 logements. La décennir se terminera avec les projets des Monrois et de la Procession.

Toutes ces constructions témoignent d’une solidarité voulue du temps de la mandature d’Albert Pleuvry, ces ensembles permettant de loger des personnes avec des revenus modestes mais aussi des populations plus aisées comme les pilotes d’Air France.

Sucy-en-Brie entre 1945 et 1970; en rouge les zones les plus construites sur la période

Au delà de ces grands ensemble, de nombreux quartiers ont été créés, diminuant d’autant les zones agricoles. Les Bruyères, le Plateau ne sont plus des zones maraichères où les sucyciens pouvaient s’approvisionner. Par ailleurs, avec une nouvelle fois le triplement de la population en une génération, il faut faire venir de plus loin les aliments. La dépendance au transport routier, source de gaz à effet de serre est bien arrivée.

La fin des dernières terres agricoles

A partir des années 70, les zones pavillonnaires s’étendent. La Forêt de Notre Dame est grignotée, aux Bruyères, autour de la rue du Vert-Galant ou rue de la Forêt aux Moines. En parallèle, le Plateau et le Clos de Ville se densifie. Dans ce dernier quartier, les lotissements entament le Bois du Piple.

C’est ensuite c’est au tour de la ZAC du Fort, le quartier situé entre le Fort et la Fontaine de Villiers de surgir de terre à la fin des années 80. Les dernières terres argileuses et riches propices à la culture disparaissent. Sucy-en-Brie permet les dernières traces de sa ruralité, elle est absorbée par l’agglomération parisienne.

Sucy-en-Brie entre 1970 et 1990; en rouge les zones les plus construites sur la période

De l’étalement à la densification

Depuis 30 ans, la politique menée à Sucy-en-Brie est constante : ouvrir à l’urbanisation sur de plus en plus d’espaces naturels et laisser s’étaler dès que c’est possible comme aux Bruyères, où parcelles après parcelles, les maisons se construisent et réduisent le massif forestier.

Sucy-en-Brie depuis 1990; en rouge les zones les plus construites sur la période

Mais les terrains deviennent rares et éloignés du centre ville, alors la municipalité pense à densifier Sucy-en-Brie sur elle-même. Après les dernières opérations immobilières de standing (à la place de l’ancien commissariat ou avenue du Fort par exemple), la municipalité sortante mise sur une densification forte du centre ville avec la nouvelle ZAC du Centre Ville. Des dizaines de logements en plus, des dizaines de voitures en plus, des écoles surchargées en perspective, des difficultés de circulations accrues …

A vous de choisir les 15 et 22 mars pour une autre voie : Votez Sucy Écologiste et Solidaire !

cartes : source geoportail.gouv.fr

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