Une ville écologiste et solidaire : par quels moyens ?

Adossée à la forêt Notre Dame et aux contreforts du plateau de Brie, Sucy-en-Brie apparaît aux yeux de bon nombre de ses habitants comme étant à la charnière de la ville et de la campagne, ce qu’elle est réellement (voir la carte du Mode d’Occupation des Sols).

Mode d’Occupation des Sols (2012)

Le MOS rend compte précisément de l’affectation physique et fonctionnelle des sols franciliens. Réalisé à partir de photos aériennes de l’ensemble de la Région Ile de France, il est actualisé régulièrement depuis sa création en 1982.

Légende : en rouge (l’habitat collectif) en orange (l’habitat individuel) en violet (les zones d’activités), en vert (les forêts), en crème (les zones agricoles)

Quelques avantages et de nombreux inconvénients

Ceux qui font le choix de venir y habiter en apprécient les avantages :

  • Transports en commun (gare de RER A et gare routière) reliant l’ouest du territoire de Sucy à Paris et à Créteil (Préfecture, facultés, centre commercial d’importance régionale, hôpitaux, etc);
  • Equipements urbains (écoles, collèges, lycées, médiathèque, cinéma, salles de spectacle, piscine, équipements sportifs, tribunal d’instance);
  • Espaces « naturels » (parcs, forêts, cours d’eau) donnant l’impression d’un environnement sain, ce qui n’est pas totalement le cas;
  • Image patrimoniale presque rurale : vieux centre-ville, châteaux, églises, sentiers;

…mais en subissent les inconvénients :

  • Quartiers sud et est insuffisamment reliés au centre-ville et à la gare de RER excentrée;
  • Enclavement : coupures urbaines autour de la ville liées, d’une part, aux réseaux ferroviaires à l’ouest, d’autre part, à la boucle de la Marne au nord-ouest, ainsi qu’à la forêt à l’est et au sud-est ; cet enclavement se trouve accentué par la « côte de Sucy »;
  • Transports parfois inefficaces : fréquence, coordination et amplitude des horaires du réseau de bus local insuffisantes et pénalisé par la circulation automobile;
  • Immeubles collectifs les plus denses peu et mal reliés aux pôles d’activité;
  • Activités économiques et emplois peu nombreux (moyenne d’un emploi pour deux actifs), essentiellement regroupés à l’ouest de la commune;
  • Peu de lieux de rencontre, de convivialité, en particulier pour les jeunes;
  • Survol de la ville, et plus particulièrement des quartiers ouest, par les avions de l’aéroport d’Orly de plus en plus fréquents;
  • Zones inondables dans certains quartiers;
  • Impôts locaux élevés;

La question des modes de déplacement, d’une part, sur le territoire communal et, d’autre part, plus largement vers les pôles d’emploi, de commerce, d’enseignement supérieur, de culture et de santé est ainsi un sujet au centre des préoccupations des Sucycien-ne-s, au même titre que le logement à prix abordable.

Pour les actifs qui travaillent sur Paris et dans l’ouest parisien, il n’est pas rare de devoir passer quotidiennement 2 à 3 h aller et retour (voire davantage) dans les transports en commun ou sur la route.

Les orientations en matière d’urbanisme à Sucy doivent prendre en compte cette préoccupation forte, en intégrant ses dimensions: environnementale (pollution, énergie, climat, préservation des espaces naturels et de la biodiversité, transports), sociale (accessibilité pour tous, personnes âgées ou handicapées, jeunes, proximité de l’emploi et des services) et économique (attractivité du territoire communal et du territoire Grand Paris Sud Est Avenir, relocalisation de la production).

Le Plan Local d’Urbanisme (PLU) de la ville, qui est le reflet des choix et contraintes de la commune en matière de modes de déplacement, équipements publics (écoles, équipement sportifs, culturels…), mixité sociale des logements au sein de chaque quartier, création de locaux d’activité, préservation des espaces naturels (parcs, forêt, rivières …), doit être réétudié en profondeur pour permettre de vraiment intégrer ces orientations et rendre la ville plus accueillante et vivable sans puiser dans nos ressources communes.

Par exemple, certains secteurs du Bois Notre Dame et du Bois du Piple, des rives du Morbras et de la Marne, des parcs n’ont jamais été classés au PLU. Ils devront l’être afin d’éviter toute nouvelle urbanisation qui viendrait réduire ces espaces naturels, comme cela a déjà été le cas de nombreuses fois par le passé.

Les villes de demain doivent être économes en énergie, neutres en carbone, co-construites, inclusives, résilientes, offrant un haut niveau de qualité de vie et de services.

La traduction de ces objectifs à long terme passe par une réflexion collective pour redéfinir un PLU qui ne soit pas qu’au bénéfice de quelques-uns mais préserve l’avenir de tous.

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